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Africa-EU
Energy Partnership

Le 4e Forum du PAEE a réuni des acteurs clés pour encourager la collaboration en faveur du financement de l’ODD 7 en Afrique

Integrated Dialogue Un dialogue politique nourri

Organisé le 6 mars 2025 au Cap en Afrique du Sud, le 4e Forum du Partenariat Afrique-UE pour l’énergie (PAEE) a réuni avec succès des grands noms du secteur de l’énergie, des responsables politiques et des parties prenantes du secteur privé dans le but d’accélérer la mise en œuvre de solutions énergétiques durables en Afrique. Placée sous le thème de l’« Accélération des actions conjointes en faveur du financement de l’ODD 7 en Afrique », cette réunion décisive a mis en avant le besoin urgent de financements innovants, d’un engagement accru du secteur privé et d’une collaboration renforcée entre l’Afrique et l’Europe pour parvenir à un accès universel à l’énergie. En effet, comme le montre le dernier rapport du PAEE sur les flux financiers européens vers l’Afrique dédiés à l’ODD 7, malgré les contributions importantes qui ont été consenties en faveur de l’ODD 7 en Afrique, des lacunes majeures persistent, particulièrement dans les secteurs de l’accès à l’électricité, de la cuisson propre et de l’efficacité énergétique.

Organisé en synergie avec la conférence Africa Energy Indaba 2025, le Forum du PAEE a constitué une plateforme essentielle pour réaffirmer l’engagement conjoint de l’Afrique et de l’Europe en faveur d’un avenir énergétique propre, résilient et inclusif. Des intervenants de haut niveau issus d’organisations majeures, telles que la Commission de l’Union africaine (CUA), l’Union européenne, l’Agence de développement de l’Union africaine – Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (AUDA-NEPAD), le Centre de ressources sur le financement du développement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC DFC) et des acteurs influents du secteur privé, se sont employés à trouver des moyens de combler le déficit d’investissement énergétique de l’Afrique et d’accélérer la transition vers les énergies renouvelables sur l’ensemble du continent.

Une des principales sessions du Forum a porté sur le déblocage d’investissements du secteur privé en faveur de l’ODD 7 et de la transition énergétique en Afrique. Les participant·e·s ont insisté sur la nécessité de réduire le coût du capital et d’élaborer des mécanismes personnalisés de financement et de réduction des risques, tels que des garanties ou des financements dans la monnaie locale, pour attirer davantage d’investisseurs privés dans les projets d’énergie renouvelable et d’accès à l’énergie. Les expert·e·s ont également échangé sur l’importance des cadres réglementaires favorables et du rôle crucial de la préparation des projets pour accélérer le déploiement de solutions d’énergie propre en Afrique. Le rôle essentiel joué par le partenariat bicontinental a également été souligné, en évoquant notamment la façon dont l’Europe, par l’intermédiaire de l’initiative Afrique-UE pour l’énergie verte et des instruments destinés à mobiliser les investissements du secteur privé, contribue à la progression des objectifs énergétiques de l’Afrique, conformément à l’Agenda 2063. 

Dans son allocution d’introduction, Gianluca Azzoni, responsable de la coopération au sein de la délégation de l’UE auprès de l’Union africaine, a réaffirmé l’engagement de l’Europe en faveur de l’Afrique et de l’accès universel à une énergie durable.

La nouvelle Commission européenne va passer à la vitesse supérieure avec la stratégie Global Gateway, en passant de la phase de démarrage à celle de développement, notamment en s’employant à mobiliser des investissements privés. Le paquet d’investissement Afrique-Europe de la stratégie Global Gateway est en phase avec les priorités de l’Agenda 2063 de l’UA. Pour réussir à atteindre l’ODD 7, nous avons besoin de synergies et d’efforts coordonnés en faveur d’objectifs communs, a souligné M. Azzoni.

Dans son intervention, Sara Elhag, cheffe de la division Énergie de la Commission de l’Union africaine, a insisté sur l’importance de la collaboration entre les initiatives africaines et les partenaires et sur la difficulté à combler le déficit de financement.

Un des principaux freins de l’accès de l’Afrique à des financements est lié à la mise en place d’environnements favorables, assortis de politiques et de cadres réglementaires clairs pour susciter la confiance des investisseurs. Nous avons également besoin de projets réalistes, a expliqué Mme Elhag.

Le forum a porté une attention particulière à la cuisson propre, un secteur crucial de l’accès à une énergie durable. Plus de 900 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à des technologies propres, ce qui a de profondes répercussions sur la santé, l’environnement, l’égalité de genre et le développement économique. Un événement parallèle, co-organisé par le PAEE et par l’Organisation internationale du travail (OIT), a montré qu’une approche holistique, associant la cuisson propre et des objectifs plus larges axés sur le développement économique, le genre, l’environnement et le climat pourrait avoir des effets en chaîne tout en maximisant les résultats. Au cours de cette session, il a également été question des facteurs susceptibles d’accélérer l’accès à la cuisson propre et notamment de l’introduction de mécanismes de financement innovants et de cadres favorables au développement d’un écosystème d’entreprises actives dans le secteur de la cuisson propre, ainsi que du rôle crucial des partenariats multipartites.

Le Partenariat Afrique-UE pour l’énergie maintient son engagement en faveur de la vision commune d’un accès durable, inclusif et équitable à l’énergie en continuant à mettre l’accent sur la hausse des investissements dans les énergies renouvelables, l’alignement des priorités des deux régions et le renforcement de la participation du secteur privé.

À l’avenir, le Partenariat Afrique-UE pour l’énergie continuera à tirer parti de son positionnement unique pour favoriser la collaboration bicontinentale et fédérer des ressources permettant de concrétiser les objectifs ambitieux qu’il s’est fixés.

Le PAEE repose sur son Groupe de pilotage: