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Energy Partnership

Le portefeuille de projets d’infrastructures énergétiques susceptibles d’être financés en Afrique mis en lumière lors du salon Africa Energy Indaba

Evidence and Knowledge Integrated Dialogue

Le 4 mars 2026, lors du salon Africa Energy Indaba qui s’est tenu au Cap, en Afrique du Sud, une session « d’étude qualitative approfondie » animée par l’Agence de développement de l’Union africaine-NEPAD (AUDA-NEPAD) et organisée conjointement avec la Commission de l’Union africaine (CUA), le Programme continental pour l’énergie en Afrique (CEPA) financé par l’UE, le programme « Accélérer la transition énergétique en Afrique » (ENGAGE) financé par l’Allemagne, ainsi que GET.invest et le Partenariat Afrique-UE pour l’énergie (AEEP), a eu pour objectif de valoriser le portefeuille de projets d’infrastructures énergétiques susceptibles d’être financés en Afrique et d’encourager la coopération avec les secteurs privé et public.

La session a permis de promouvoir les projets d’infrastructures énergétiques prioritaires sur le continent afin de susciter l’intérêt des investisseurs, des institutions de financement, des promoteurs et des autres parties prenantes. Elle a également souligné que la transformation du portefeuille de projets en infrastructures opérationnelles nécessitera d’accélérer la préparation des projets, de renforcer la coordination régionale et de mettre en place des structures en mesure d’attirer des capitaux privés à grande échelle. 

Du 3 au 5 mars 2026, le salon Africa Energy Indaba, événement annuel majeur du continent dans le domaine de l’énergie, a réuni des ministres de l’énergie, des décideurs politiques, des investisseurs et des dirigeants du secteur, offrant ainsi un cadre idéal pour discuter des projets d’infrastructures énergétiques dans toute l’Afrique.

À l’heure actuelle, le nombre de projets d’infrastructures énergétiques matures en Afrique, qui permettraient de mettre en œuvre de façon efficace le Plan directeur pour un système électrique continental (CMP), est nettement insuffisant. Les besoins en investissements pour une mise en œuvre réussie du CMP dépassent les 1 200 milliards d’euros. Il convient d’identifier un grand nombre d’autres projets d’infrastructures énergétiques prioritaires et de mener les études préparatoires nécessaires afin d’étoffer le portefeuille de projets africains matures et susceptibles d’être financés.

Lors de son allocution liminaire, Mme Sara Buzzoni, Chargée des politiques et des programmes énergétiques au sein de la délégation de l’Union européenne auprès de l’Union africaine, a réaffirmé l’engagement de l’UE à améliorer l’accès à l’électricité sur le continent, à soutenir l’interconnectivité entre les régions et à renforcer les investissements des secteurs public et privé. Le Programme continental pour l’énergie en Afrique (CEPA) financé par l’UE, lancé en 2025, s’appuie sur deux décennies de collaboration fructueuse entre l’UE et l’UA dans le domaine de l’énergie, axée sur la mise en œuvre du Marché unique africain de l’électricité (AfSEM), le Plan directeur pour un système électrique continental (CMP) et la Stratégie africaine pour l’efficacité énergétique (AfEES), des éléments clés de l’Agenda 2063 de l’UA.

Mme Sara Elhag Ahmad, Directrice de la division de l’énergie au sein de la CUA, s’exprimant au nom de M. Kamugisha Kazaura, Directeur de la CUA, a ensuite souligné qu’il était temps de passer de la théorie à la pratique et de mettre en œuvre des projets susceptibles d’être financés. Grâce au soutien apporté par le CEPA et le programme « Accélérer la transition énergétique en Afrique » (ENGAGE), un projet de coopération technique commandité par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ) et mis en œuvre par l’agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ, Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit GmbH), la CUA a enregistré des progrès concrets dans la mise en place des bases nécessaires aux investissements de l’AfSEM et dans la création de son unité de planification stratégique et de coordination.

S’exprimant au nom de M. Amine Idriss Adoum, Directeur de l’Infrastructure, de l’industrialisation, du commerce et de l’intégration régionale de l’AUDA-NEPAD, M. Tichakunda Simbini, Administrateur principal du Programme pour l’énergie, a souligné la nécessité de continuer à réduire la durée des études de préfaisabilité grâce à une approche programmatique – un travail qui est d’ores et déjà en cours dans le cadre de la collaboration avec les partenaires européens.

Dans le cadre des efforts visant à constituer un portefeuille stable de projets pour la mise en œuvre du CMP, le CEPA mène actuellement des études de préfaisabilité pour une vingtaine de projets prioritaires. Au cours de la session « d’étude qualitative approfondie », le CEPA a présenté deux études de préfaisabilité menées à bien pour les interconnexions entre le Burundi et la Tanzanie, et l’Angola et la RDC. Ces études viendront alimenter les travaux en cours menés par ENGAGE visant à structurer les projets pour les rendre bancables en vue de leur mise en œuvre. La session a identifié des opportunités au stade de la préparation des projets, notamment en ce qui concerne les études détaillées de faisabilité et d’évaluation des impacts environnementaux et sociaux, où les partenaires de développement peuvent intervenir pour soutenir la constitution d’un portefeuille de projets susceptibles d’être financés qui permettra de maintenir la dynamique de mise en œuvre du CMP.

Les groupements énergétiques occupent le devant de la scène

La session « d’étude qualitative approfondie » a également permis de porter un regard rare sur le portefeuille de projets d’infrastructures régionaux qui sous-tendent le futur marché de l’électricité en Afrique, grâce aux présentations de quatre groupements régionaux d’électricité africains : le Southern African Power Pool (SAPP), le West African Power Pool (WAPP), le Eastern Africa Power Pool et le Central Africa Power Pool (CAPP). Plus d’une douzaine de projets prioritaires ont été présentés, allant de vastes projets hydroélectriques à d’importants corridors de transport transfrontaliers, représentant des milliers de kilomètres d’infrastructures de transport et des investissements de plusieurs milliards de dollars nécessaires pour renforcer les échanges régionaux en matière d’électricité.

Les groupements énergétiques sont de plus en plus interconnectés, avec des corridors reliant l’Afrique australe, orientale, centrale et occidentale et créant les éléments constitutifs d’un futur marché de l’électricité à l’échelle du continent. Toutefois, les divers projets en cours avancent lentement et le transport demeure le chaînon manquant. Plusieurs projets se concentrent sur le renforcement des corridors existants ou la construction de nouvelles interconnexions afin de transporter l’énergie d’origine hydroélectrique et issue des énergies renouvelables au-delà des frontières. La participation du secteur privé est de plus en plus nécessaire. Pour accélérer la mise en œuvre, il sera par conséquent essentiel de concevoir les projets de manière à favoriser les investissements privés, notamment dans les infrastructures de transport.

À ce jour, la collaboration entre l’UA et l’UE a fourni une base solide pour accroître la participation du secteur privé dans les projets. Avec le soutien continu des partenaires, notamment des projets tels que le CEPA et ENGAGE, l’harmonisation régionale accrue des politiques réglementaires et l’intensification des projets énergétiques, le potentiel et la mise en œuvre réussie de l’AfSEM et du CMP peuvent être pleinement réalisés.

Contacts pour obtenir de plus amples informations sur la session :

AUDA NEPAD : M. Therance Ndisanga therancen@auda-nepad.org

CEPA : Tonderayi Gumunyu gumunyut@googlemail.com

GET.invest M. Angelous Kamande angelous.kamande@giz.de

Le PAEE repose sur son Groupe de pilotage: